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Santé & Bien-Être

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AVERTISSEMENT 

La fiche Santé & Bien-Être du mois de février est beaucoup plus qu’une simple note d’information générale qui dirait tout et rien à la fois. Elle constitue avant tout un véritable réquisitoire à teneur médico-scientifique face à l’ennemi public N° 1 : l’arthrose. Assurément, Gabriel Combris s’affiche comme l’avocat tout désigné pour nous aider à clarifier ce contentieux ostéo-biochimique, à comprendre les mécanismes dégénératifs de nos articulations, qui mieux est, nous regonfler d’espoir dans le « possible d’une réversibilité » vers des cartilages neufs et régénérés… Bonne lecture, « le jeu en vaut vraiment la chandelle (sic) ! »

Sylvie Schmitt le 30 janvier 2017.

Avec l’aimable autorisation de Santé Nature Innovation

LA FICHE SANTE & BIEN-ÊTRE DU MOIS DE FEVRIER

Comment combattre l’arthrose ?

Gabriel Combris

Cela commence un matin en vous réveillant : vous sentez une raideur dans une articulation. Une sorte de pointe en acier qui s’enfonce dans votre hanche, votre dos ou votre genou, en descendant les escaliers. La douleur s’éveille dès que vous pressez du doigt votre articulation.  Peu à peu, votre flexibilité régresse. Vos articulations deviennent rouges, chaudes, enflées, parfois même déformées.Au moindre changement de température, vos souffrances empirent.

Bienvenue dans le calvaire de l’arthrose !

L’arthrose est l’affection rhumatologique la plus courante après 50 ans. Les dépenses occasionnées par la prise en charge de l’arthrose ont tellement augmenté que cette maladie est en passe de devenir le premier fléau socio-économique du pays. Le coût direct de l’arthrose s’élève annuellement à plus de 1,6 milliard d’euros, soit un peu moins de 2 % de la totalité des dépenses de l’assurance maladie (contre 0,8 % en 1993). En dépit de ces dépenses médicamenteuses massives, l’état des patients reste précaire. En cause : des médicaments qui soulagent momentanément la douleur, mais ne résolvent en aucun cas le problème, et même l’aggravent.

« Il n’y a rien à faire », vous a-t-on dit, « c’est l’âge, les articulations s’abîment… »

C’est faux. Et je vais non seulement vous expliquer pourquoi, mais surtout vous donner les moyens de combattre enfin efficacement ce fléau. Je vous préviens, l’explication est un peu compliquée… mais le jeu en vaut vraiment la chandelle.

Vos articulations sont vivantes

On a longtemps cru – et certains médecins tiennent encore ce discours – que le cartilage des articulations est comme la semelle d’une chaussure qui s’use au fil des ans. Les personnes souffrant d’arthrose étaient peu ou prou condamnées à prendre leur mal en patience. Les médecins leur expliquaient que leur cartilage était usé et qu’il n’y avait à leur disposition que des injections (certes souvent bénéfiques) d’acide hyaluronique, des médicaments de synthèse pour réduire la douleur (aux effets secondaires souvent graves) ou la prothèse. De quoi déprimer !

Pourtant, depuis le début de notre siècle, la recherche médicale indique qu’il y a un grand espoir de pouvoir guérir l’arthrose de façon naturelle, sans opération chirurgicale risquée (et douloureuse !) et sans médicament. En effet, l’arthrose n’est pas un simple processus d’usure, qui apparaît avec le temps. C’est en réalité le résultat d’un processus inflammatoire, provoqué au départ par un traumatisme (choc, accident, etc.), ou par d’autres causes inflammatoires (intolérances alimentaires chroniques discrètes), et qui touche la cellule spécialisée qui fabrique le cartilage, le chondrocyte.

Le chondrocyte a un nom impossible, mais c’est la pièce maîtresse de l’articulation. Inlassablement, jour après jour, il synthétise tous les éléments du cartilage qui assureront le bon fonctionnement de l’articulation : le collagène, qui lui donne sa résistance et les protéoglycanes, de grosses éponges qui permettent d’absorber les chocs. Mais il arrive que les chondrocytes deviennent malades. Dans ce cas, non seulement ils ne produisent plus de cartilage neuf en remplacement de celui qui disparaît normalement, mais ils se mettent à détruire le cartilage qu’ils ont fabriqué, précipitant immanquablement l’apparition de l’arthrose ! Le seul moyen de traiter l’arthrose en profondeur, et pas seulement ses conséquences (la douleur), est de normaliser l’activité du chondrocyte et l’inflammation qu’il engendre, et fournir à la cellule les matériaux nécessaires pour refaire du cartilage neuf.

Comprendre l’arthrose

Examinons ensemble une articulation : on voit qu’elle est fermée par une membrane d’aspect rose et lisse qui sécrète le liquide synovial (ou synovie) dans lequel baigne le cartilage. Le cartilage sain a un aspect lisse, poli et brillant. C’est un matériau élastique qui joue le rôle d’amortisseur et permet d’épargner la surface des os. Lors d’un mouvement articulaire, le cartilage réduit les frictions avec l’aide de la synovie qui facilite le glissement. Si l’on approche de plus près, on voit que le cartilage est constitué de collagène dans lequel sont emprisonnées des protéoglycanes. Le collagène est un réseau de fibres qui donne sa forme et ses propriétés de tension au cartilage.

Quant aux protéoglycanes, imaginez-les comme des éponges ramifiées ; grâce à elles, le cartilage contient 75 % d’eau. Elles contrôlent la déformation du cartilage soumis à une pression (comme quand on compresse une éponge). Les protéoglycanes sont formées de sulfate de chondroïtine et de sulfate de kératane liés à une épine d’acide hyaluronique. Elles sont stabilisées par des protéines de liaison : les agrécanes. Et il y a bien sûr les chondrocytes qui sont les cellules qui réparent le cartilage en fabriquant collagène et protéoglycanes. Malheureusement, dans l’arthrose, comme on l’a vu, le chondrocyte détruit le collagène et les protéoglycanes, sans pouvoir en fabriquer de nouveau. Sans cartilage, soumise à une inflammation chronique, l’articulation devient raide et fait souffrir : c’est l’arthrose. Pourquoi un chondrocyte, jusqu’ici garant de la bonne santé de l’articulation, se met-il à devenir son ennemi ?

Des chondrocytes devenus fous

Le chondrocyte qui change de comportement réagit de deux manières :

• il s’excite, génère des composés inflammatoires qui entraînent la destruction du cartilage et s’accompagnent de douleurs articulaires ;

• il devient peu à peu incapable de synthétiser les constituants du cartilage comme il le faisait jusqu’ici. Les débris articulaires qui apparaissent dès les premières lésions entretiennent aussi la surexcitation, car ils attirent des cellules nettoyeuses qui produisent elles-mêmes des médiateurs inflammatoires qui vont exciter les cellules du cartilage. La membrane synoviale s’abîme alors et s’épaissit. Mais pourquoi des cellules saines du cartilage sont-elles soudain prises d’un comportement aberrant qui aura des conséquences catastrophiques sur l’articulation ?

D’abord il existe dans certains cas un terrain génétique qui expliquerait au minimum 15 à 20 % des cas d’arthrose après 55 ans. Ensuite, tous les traumatismes articulaires, petits ou graves, sont une cause majeure d’arthrose. Les articulations du doigt et du poignet chez les personnes qui travaillent sur clavier, celles de la main ou du coude chez les musiciens, celles du genou et de la colonne vertébrale chez les footballeurs et les rugbymen. En réponse à un traumatisme articulaire, en effet, les chondrocytes s’excitent : quelques décennies plus tard apparaît la douleur, tandis que le cartilage a été largement détruit.

A ces traumatismes s’ajoute la rupture des grands alignements : avec l’âge, les vertèbres et les membres perdent leur alignement d’origine. C’est vrai pour les vertèbres cervicales et lombaires, les hanches, le fémur et l’ensemble tibia-péroné. Ce désalignement modifie les surfaces de contact : la pression dans l’articulation n’est plus répartie uniformément. Il se forme des zones de pression importantes (focales) à côté de zones de pression faibles. Ainsi pourront se développer une arthrose cervicale, une coxarthrose (arthrose de la hanche) et bien sûr une arthrose du genou. Le surpoids est aussi à l’origine de la surexcitation du chondrocyte, en particulier dans le genou ou la hanche, à cause de la pression qui s’exerce sur l’articulation. Des chercheurs ont montré que dans une articulation soumise à une pression excessive, les chondrocytes réagissent par une surexcitation.

L’inflammation, chaque jour,

du matin au soir

On a longtemps pensé que l’arthrose n’était pas une maladie inflammatoire, au contraire de l’arthrite rhumatoïde. Beaucoup de rhumatologues font encore cette distinction. En réalité, dans l’arthrose, le chondrocyte devient un véritable lance-flammes dirigé contre l’articulation ! Il produit des substances pro-inflammatoires qu’on appelle cytokines. Les principales cytokines impliquées dans l’arthrose sont l’interleukine et le TNF-alpha.

L’inflammation a deux conséquences pour le patient :

Elle le fait souffrir et elle accélère la destruction de son cartilage. Partie des chondrocytes, l’inflammation se propage peu à peu à toute l’articulation : le cartilage articulaire est enflammé, le liquide synovial l’est aussi. Les tissus environnants subissent la même inflammation. Des terminaisons nerveuses dans l’articulation, la membrane synoviale, les attaches ligamentaires sont stimulées. Ces terminaisons comportent des récepteurs spécialisés de la douleur et leur signal est transmis jusqu’au cerveau, ce qui provoque la douleur. Une fois qu’elles ont été stimulées par l’inflammation, ces terminaisons nerveuses sont rendues hyper-sensibles, ce qui fait que la douleur se réveille à la première sollicitation, même pour les mouvements les plus anodins.

La disparition du cartilage

Le chondrocyte crache aussi des enzymes appelées métalloprotéinases qui sont chargées de dégrader les grosses molécules du cartilage devenues inutiles ou trop usées. Mais il en fabrique beaucoup trop et ces enzymes digèrent littéralement le cartilage. C’est ainsi que jour après jour, en silence, disparaît le cartilage de vos articulations…

La destruction du cartilage ne serait pas trop dramatique si les chondrocytes remplaçaient ce cartilage détruit. Mais à cause de l’inflammation – toujours elle – ils deviennent incapables de synthétiser le collagène et surtout les protéoglycanes qui assurent un cartilage souple et élastique. Pour faire des protéoglycanes, les « éponges » du cartilage, le chondrocyte utilise normalement un sucre, le glucose, auquel il fait subir plusieurs réactions enzymatiques avant de l’incorporer au cartilage. Mais dans l’arthrose, le chondrocyte ne parvient plus à transformer le glucose correctement.

Pourquoi ? Tout simplement parce que les enzymes dont il a besoin ont été bloquées par l’inflammation.

Conclusion : le cartilage est digéré d’un côté par les métalloprotéinases et il n’est plus remplacé. Après quelques années de ce régime, l’essentiel du cartilage d’origine a disparu : l’articulation est de plus en plus raide !

Le régime qui combat l’arthrose

À partir du moment où l’on comprend que l’arthrose, c’est d’abord de l’inflammation, la première ligne de défense consiste à juguler cette inflammation par tous les moyens. Ce raisonnement est valable quel que soit le stade de la maladie – et le plus tôt est le mieux.

Comment faire ? Première initiative (si nécessaire) : maigrir. Le critère important à prendre en compte, c’est le tour de taille. Chez l’homme il doit être inférieur à 94 cm, et à 80 cm chez la femme. Si vos chiffres sont supérieurs, alors non seulement vous exercez une pression inutilement élevée sur les articulations des membres inférieurs, mais en plus, vous baignez probablement dans un environnement pro-inflammatoire. En effet un tour de taille élevé s’accompagne de la production de cytokines, en particulier le TNF-alpha.

Comment fait-on pour mincir de la taille ?

On associe un programme d’exercice physique à un régime pauvre en sucre, féculents et farineux comme Le Nouveau Régime Atkins ou un régime à index glycémique bas comme Le Nouveau Régime IG. Ces alimentations pauvres en glucides, ou dont la charge glycémique est basse, diminuent d’ailleurs les marqueurs de l’inflammation. On remplace pain, pâtes, riz, viennoiseries etc. par des légumes et des fruits et des protéines de bonne qualité.

Les corps gras peuvent donner naissance à des médiateurs qui activent l’inflammation. En particulier huiles et margarines de tournesol, de maïs, de soja, de pépins de raisin, que je conseille de remplacer par du gras « oméga-3 », soit colza, cameline, huile de noix, de préférence bio, première pression, en récipient opaque (verre ou métal). Pour augmenter le caractère anti-inflammatoire de ces huiles de table – le colza par exemple – vous pouvez faire macérer dans la bouteille des aromates de type thym, romarin, origan, menthe, ail… Parallèlement, consommez chaque jour des noix de Grenoble, des graines de lin et 3 à 4 fois par semaine du poisson gras (sardine, maquereau, hareng, saumon) préparé de préférence mariné, poché ou vapeur.

La cannelle, le poivre noir, le curry et surtout le gingembre et le curcuma sont anti-inflammatoires : faites-en un usage immodéré. Une étude de 2003 sur l’arthrose du genou a révélé la supériorité du gingembre sur un placebo après 24 semaines de traitement. La poudre de curcuma a, elle, été donnée pendant 3 mois à 41 patients souffrant d’arthrose, en association avec du zinc et deux autres plantes de la médecine indienne. Les résultats montrent une amélioration nette et rapide de la douleur et de la raideur matinale. Associez-les en cuisine aux oignons, à l’ail, l’origan, le laurier et d’autres aromates comme le romarin.

Les compléments alimentaires indispensables 

harpagophytum et glucosamine

Pour lutter contre l’arthrose, deux compléments alimentaires sont indispensables : l’harpagophytum et la glucosamine (associée ou non à la chondroïtine).

L’harpagophytum (Harpagophytum procumbens) ou « griffe du diable » est une plante aux propriétés anti-inflammatoires puissantes puisqu’elle réduit le niveau des cytokines. Elle diminue aussi la douleur. En plus, elle inhibe les enzymes qui « digèrent » le cartilage. C’est donc une arme tout à fait centrale dans la stratégie anti-arthrose. De nombreuses études ont été faites sur l’harpagophytum (poudre ou extraits standardisés). Elles montrent une bonne efficacité globale sur les symptômes de l’arthrose avec des doses d’harpagoside (le principe actif ) comprises entre 50 et 60 mg par jour. A ces doses, l’harpagophytum réduit en moyenne de 40 à 50 % la douleur à la palpation et de 35 % la raideur articulaire. Il faut prendre la plante deux mois au moins pour voir des bénéfices apparaître. L’harpagophytum est au moins aussi efficace que les médicaments de dernière génération (les « coxibs ») mais avec bien moins d’effets indésirables.

Le sulfate de glucosamine et/ou le sulfate de chondroïtine sont deux éléments nourriciers du cartilage. Ces suppléments épargnent aux cellules la tâche devenue quasi-impossible de fabriquer du cartilage (protéoglycanes) à partir du glucose. En effet, dans l’arthrose, les cellules ne disposent plus, du fait de l’inflammation, des outils biochimiques nécessaires pour transformer le glucose en N-acétyl-glucosamine et en N-acétyl-galactosamine, les deux types de sucres qui composent les protéoglycanes. En apportant des compléments « tout prêts » comme la glucosamine et la chondroïtine sulfate, on contourne la difficulté et on permet aux cellules de se remettre à synthétiser du cartilage :

• les suppléments de glucosamine par voie orale serviront à fabriquer directement l’épine dorsale des protéoglycanes du cartilage puisqu’elle est utilisée dans les chaînes d’acide hyaluronique ;

• la glucosamine sert aussi à fabriquer les brins de glycosaminoglycanes attachés à cette épine dorsale puisqu’elle entre dans la composition du kératan sulfate et indirectement dans celle du sulfate de chondroïtine (celle-ci contient de la N-acétylgalactosamine, qui est obtenue à partir de N-acétyl-glucosamine par incorporation d’un autre sucre, le galactose).

La glucosamine est globalement efficace sur les symptômes de l’arthrose légère à modérée selon plusieurs analyses récentes. Elle diminue la douleur et améliore la mobilité, surtout dans l’arthrose du genou. Elle semble également ralentir l’évolution de la maladie, au contraire des anti-inflammatoires traditionnels qui ont tendance à l’accélérer. C’est donc un complément alimentaire intéressant pour retarder ou éviter la pose d’une prothèse du genou. Les doses utilisées sont de l’ordre de 1 500 mg de sulfate de glucosamine par jour.

La Société américaine de rhumatologie estime que « le sulfate de glucosamine semble efficace et sans danger pour diminuer la douleur et améliorer le fonctionnement articulaire à court terme (6 mois) chez les patients souffrant d’arthrose». La Fondation américaine pour l’arthrose déclare de son côté que « le sulfate de glucosamine soulage les symptômes et aide à prévenir les dommages au cartilage des articulations » chez les personnes souffrant d’arthrose et qu’il « peut être considéré comme un traitement valable » au même titre que les traitements médicaux plus conventionnels.


Les résultats obtenus avec la chondroïtine sont moins nets, sauf pour ralentir l’évolution de la maladie. Il est vrai qu’il s’agit d’une molécule plus grosse que la glucosamine, donc moins bien absorbée.

Les compléments alimentaires

de soutien

Aux compléments à base d’harpagophytum et de glucosamine-chondroïtine, on peut associer les substances suivantes :

Les feuilles d’ortie (Urtica dioica, Urtica urens) renferment des composés anti-inflammatoires qui inhibent aussi les interleukines. L’ortie permet souvent de réduire les doses de médicaments. Une étude française a mis en évidence les bénéfices d’un extrait d’ortie, associé à des huiles de poisson et de la vitamine E (Phytalgic) sur les symptômes de l’arthrose du genou et sur le besoin en médicaments anti-inflammatoires.

L’extrait d’ortie a été testé pendant 3 semaines dans une étude conduite sur 8 955 personnes qui souffraient d’arthrose et d’arthrite rhumatoïde. La douleur au repos et à l’effort ainsi que le handicap ont été évalués sur une échelle allant de 0 à 4. Grâce à l’ortie, les scores ont été améliorés de 55 %, 45 % et 38 % respectivement. Les améliorations sont intervenues à partir du 11ème jour de traitement.

L’ortie peut être intéressante pour diminuer les doses de médicaments classiques. Dans l’étude en question, 60 % des patients qui prenaient des médicaments chimiques pour la douleur ont pu diminuer leurs prises ou éliminer complètement ces médicaments.

Le méthyl sulfonyl méthane ou MSM est un composé soufré aux propriétés anti-inflammatoires. Le MSM a été testé dans un petit nombre d’études sur les symptômes de l’arthrose. Les résultats sont en faveur d’un effet modeste du MSM sur la douleur et la flexion. Les doses préconisées sont comprises entre 2 et 3 g par jour.

Les huiles de poisson oméga-3 se prennent facilement en capsule. Utile si on consomme peu de poissons gras. Lorsqu’on ajoute des acides gras oméga-3 à du cartilage extrait de l’articulation, ce cartilage est protégé de la destruction parce que les oméga-3 bloquent l’une des branches de l’inflammation et qu’ils inhibent des enzymes chargés de digérer le cartilage.

A partir de ces résultats prometteurs, des chercheurs ont conduit une étude clinique chez 31 patients souffrant d’arthrose, qui devaient recevoir une prothèse articulaire. Une partie a reçu de l’huile de poisson (riche en oméga-3). Lors de l’opération, des spécimens de cartilage ont été prélevés et examinés. Dans le cartilage de 86 % des patients qui avaient reçu les oméga-3, le niveau des enzymes destructeurs (aggrécanases) était fortement diminué alors qu’il n’avait baissé que chez 25 % de patients ayant reçu un placebo. Les chercheurs n’ont pas constaté de différences pour les autres marqueurs de l’inflammation. Recherchez des suppléments qui apportent entre 500 mg et 1000 mg d’EPA et DHA par jour.

Avec toutes ces mesures, votre arthrose ne disparaîtra pas du jour au lendemain. Mais vous allez soigner en douceur, et durablement, vos articulations.

Gabriel Combris

Extraits du Guide Secret des Rémèdes Naturels

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